Magus of the Library, tome 4 (2020)

Ki-oon (2020)

Les épreuves sont enfin passées et Shio peut commencer son apprentissage.
Nous rencontrons donc le groupe de personnages qui seront ses camarades, et que nous suivrons probablement dans les prochains tomes.

J’aime que la bibliothèque soit montrée comme un environnement compétitif pour les postes et pas seulement comme un lieu de vie comme elle peut l’être dans Le maître des livres ; ou un refuge pour faire de l’exposition/trouver de nouvelles pistes comme dans Somali et l’esprit de la forêt entre autre.

Au final c’est très vrai, je pense quelque soit le pays : étrange que ce réalisme apparaisse dans un manga fantasy ! Dans ce monde-là, la cohésion sociale entre les peuples est maintenue grace à la diffusion et à la circulation du savoir, et donc des livres, assurée par les bibliothécaires. Leur role est enfin montré à sa juste valeur !

Très hiérarchisé (encore une fois comme dans notre monde a nous) avec la bibliothèque centrale qui redistribue et surveille ce qui se passe dans les plus petites antennes de province. Envoyant des inspections mais aussi des missions de soutiens à la restoration, elle forme aussi les bibliothécaires, restaurateurs et tous ceux qui vont travailler dans cette infrastructure tentaculaire.

J’aime toujours autant cette série : ça a quelque chose de réconfortant de savoir qu’on peut progresser, que oui on est pas le meilleur et que même si on a un gros retard par rapport à d’autres on peut travailler notre littéracie. Au final c’est peut-être le shonen le plus universitaire qui soit : n’est-ce pas exactement ce qu’on ressent au début d’un doctorat ? 😉

Chez LesLibraires.ca juste ici.

Tristesse #5

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Quel plaisir de lire (enfin) le nouveau numéro de @revuetristesse ! Une mention spéciale pour le texte de @__o__________ sur le mignon et notre envie de manger/broyer le #cute #kawaii.

«  À l’ère du fascisme éhonté, du règne des polices aux frontières, des déportations et de la criminalisation des migrant.es, la figure de #BabyYoda titube vers nos regards attendris, comme pour nous absoudre de notre rapport à l’#alien… »

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Cette #revue m’accompagne décidément : le tout premier lu à ma première arrivée à #Montréal, le deuxième à mon départ… le troisième au #salondelarevue à #Paris alors que je m’inscrivais au doctorat à l’UdeM… le 4 lors de mon premier passage de calage (recherche d’appartement etc) avant la pandémie et la perte de 6 mois pour cause de frontières capricieuses et le 5 maintenant que je suis installée. Merci pour cet accompagnement si précieux ❤

Moi aussi je voulais l’emporter, Julie Delporte

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Dans Moi aussi je voulais l’emporter on retrouve la force de trait de @juliedelporte_ Ses crayons plus qu’expressif, l’intimité du carnet appuyée par les collages et le scotch (j’adore ces petits détails de correction, d’ajout, de reprise). Elle nous embarque aussi dans ses références, nous partageant des tableaux qui lui parlent, des femmes qui l’inspirent (et des moomins).

Pourtant la vraie force de ce livre est à mon sens de questionner les images dont nous sommes prisonnier.e.s : nous ne pouvons que difficilement nous en défaire. Elles règlent notre conception de l’amour, notre estime de nous-mêmes et de nos projets… leur accomplissement, aussi, souvent.

Être en femme est d’autant plus compliqué, l’autrice se demande quand elle a commencé à regretté d’être une fille, et cest fort. Parce qu’on a toute des moments ou on en a plein les bottes d’être une fille, d’être clouée par des douleurs que personne ne prend au sérieux, par l’image que nous devrions tenir. Image tellement intérioriser que nous parvenons à peine à nous penser en dehors d’elle.

@editionspowpow #bd #littQc #litteraturecontemporaine #comics #voyage #féminisme #livre #instabook

Une sorte de lumière spéciale, Maude Veilleux

repost @derive_litt

Ce #trash populaire qui est plus vrai que la folie, plus vrai que tous nos désirs de nous élever loin de cette crasse qui nous colle toujours ; cette énonciation contradictoire de « pouvoir faire pauvre » pour cacher-retrouver une misère dont on s’arrache.
« La vraie pauvreté, c’est l’absence de sortie de secours. L’absence de rêves »
Devenir traître ou menteuse ?

Être l’adulte bizarre qui passe à travers les crises comme iel peut. Survivre.

@editionsdelecrou@maudevv#lumierespeciale#poésie#littQC#litteraturecontemporaine#littérature#instabook#livres#lecture#litteraturequebecoise

Relu après l’avoir aperçu dans #Maquillée

After, Jean-Guy Forget

repost de @derive_litt

After. 
Après, après quoi je ne sais pas. Pour moi c’est le #roman du pendant. 
Pendant mon premier passage à #Montréal
Pendant que la vie me roulait dessus…
En somme, comme notre narrateur. 
Que j’ai aimé sa #langue brute, la frontalité de ses #amours mortelles, de celleux qui l’entourent, l’aimant, le quittant. Il nous laisse fluide, n’impose aucun genre à personne, aucune forme. C’est doux pour une fois. L’équilibre est violemment honnête : une grande douceur pour les autres, alors que tout lui tombe dessus, sans cesse, qu’il n’y a nulle part où se planquer de la vie. Même à 3gr par bras faut faire face à ses amis, à ses ex, ses #souvenirs et ses attentes ; c’est pas de bol, mais c’est vrai. 
Toujours pris dans des amours emmêlées.

Je pense que c’est la colonne vertébrale de ce texte : il est férocement vrai. 
Dans ce parlé si juste, acrobatiquement contemporain, où chaque mot, même momentanément indisponible dans les dictionnaires montre, sonorise, son sens.

@jangui@editionshamac#littqc#litteraturequebecoise#litteraturecontemporaine
#livre#instabook
trouvé @librairieleuguelionne#littqcoise

Désinhibée, Emmanuelle Riendeau

repost de @derive_litt

J’me sens fucked up.
J’me sens elle, cette nous en filigrane dans tout le recueil,
à même la peau, à même la chaire à vif de pas savoir vivre correctement. 
Je sais pas si je suis désinhibée ou juste perdue.
Mais Emmanuelle Riendeau est parfaite pour dire notre #violence de cracher à la face d’un monde qui nous laisse pas la place qu’on veut. Ce qui n’est pas juste. 
On mérite mieux. 
On mérite d’être libres et bourées, s’il le faut,
On a bien le droit de prendre l’air quand la société est trop croche. 
C’est peut-être pas de notre faute, il ne reste que notre force de faire face. 
Notre force au moins nous appartient en propre.

#littQC#litteraturequebecoise@editionsdelecrou#Riendeau@emmanuelle_baby#litteraturecontemporaine#littqcoise#poésiequébécoise
#livre#instabook#désinhibée
Toutes ces baises qui ne sauvent de rien, si ce n’est de la neurasthénie.

chez les libraires !

Corps, dir. Chloé Savoie-Bernard

repost de @derive_litt

Je parlais de chaire et de corps, justement ! 
Ici, sous la direction de @chloesavoiebernard, nous parcourons ces vies de corps abruptes.
Souvent dans la violence, dans la quête d’une harmonie qui ne se fait pas. Ce sont des « efforts de guerre » et des « douleurs ». J’ai particulièrement aimé la multiplicité des voix, des fragments d’expériences. Il y a quelque chose de multiple qui dit merveilleusement nos expériences intimes.

Emmanuelle Riendeau le résume bien : « looking for trouble looking for sex »

Ce sont des viscères chevillés à la vie, qu’on essaie de faire en quelque chose de plus qui soit nous, qui soit quelque part un être plus important que sa mécanique.

#tryptique#katiabelkhodja#maximeraymondbock#laurencebourdon#annereneecaille@philemoncimon#mariloucraft@martinedelvaux#caroledavid@kev_sk8_couleuvre@catmavrikakis#alicemichaudlapointe@maudevv
#littqc#litteraturequebecoise#corps#chaire#livres#instabook#livrestagram

chez les libraires !

Moebius 158 : filles, sœurs et complices

repost de @derive_litt

Dans mes lectures, il y a aussi des amours fou pour des revues. 
J’en parlerai au fil mais cette fois j’aimerais m’arrêter sur le n° 158 de @revuemoebius : (filles, sœurs et complices de ceux qui vont pieds nus à l’envers de la vie). J’ai tellement aimé cette phrase quand je m’y suis cogné au chaud d’une librairie en plein hiver. 
L’ouverture de @chloesavoiebernard et @kariann.tb m’avais laissée sans voix : ces murmures fait pour être hurlés, ce souffle fou d’une sonorité à incarner… tout y était de ce numéro si vivant, si instantané. Du #play qui réchauffe le cœur (j’en avais bien besoin au début de mon premier #hiver québécois !). Toutes ces filles qu’on est ou aurait pu être et qu’on enterre parfois…

La nécessité « D’OUVERTURE DES VALVES » de ces mots de ces sons qui s’entassent et se bousculent au dedans pis au dehors…

En prime : la balado du lancement

 @litteratureqm@librairieleuguelionne

#revue#revuequébécoise#littQc#litteraturequebecoise#books#instalivre#bookstagram

Maquillée, Daphné B.

repost de @derive_litt

#maquillée de @daphnebblue je crois profondément que c’est le meilleur moment de ma #pandemie. La douceur de la compréhension et la finesse de l’analyse n’ont probablement d’égal que dans le #care qui nous englobe : quand la #sociologie prend en compte les vécus secrets 🥰
Se sentir incarnée dans les mots d’une autre. 
#litteraturecontemporaine#littqc#nonfiction#essai#feminism#capitalism#instabook

chez les libraires !

Hochelagurls, Audrey Hébert

Éditions de l’écrou
2018

Juxtaposition de portraits d’un groupe de copines et de moments de vie.

Probablement énoncé exactement comme elle l’a fait sur le moment. Bien sûr que le travail de la langue va bien plus loin, pourtant ce rendu de l’instantanéité est parfait. Enfin un vrai sentiment d’appartenance, de sororité.

Je ne connais pas Hochelaga, mais ça fume les classes ouvrières en galère, et ça, c’est universel. Il y a une beauté crue du verre brisé par des pavés.

On ressent aussi sa thèse aux coins du recueil : sa directrice qui l’impressionne, l’impossibilité d’égaler ces modèles… La difficulté de la rédiger enfin cette thèse. Pis le risque pour une de ses copines qui a choisi un sujet sur les marginaux et les bandits, qui risque de sombrer à son tour.

Ma fascination pour les publications de l’écrou est si forte. Ces recueils sont ma première entrée dans Montréal, maintenant c’est ma ville et j’espère qu’ils seront toujours là pour m’expliquer ce qui accroche tout autour.

Un extrait ICI.
chez les libraires.ca ICI