Neverwhere (Neil Gaiman)

1560Neverwhere est un roman de Neil Gaiman (paru initialement en 1996 et j’en profite tout de suite pour remarquer mon édition adorée qui est illustrée par Chris Riddell paru en juillet 2016, mais j’en reparlerai plus loin !) Pour ce qui est de la version française je peux simplement dire qu’elle existe en format poche chez J’ai Lu et que la première traduction date de 1998 (et qu’elle a été rééditée récemment).

Plus que tout autre chose c’est l’histoire de Londres, et de ceux qui sont dévorés par cette ville.

On suit un Salaryman, Richard Mayhew, assez standard, assez invisible, perdu dans un quotidien banal… mis à part son amour pour sa fiancée : une superbe jeune femme, riche, branchée, pas le genre de femme qu’on imagine avec lui (ni qui semble le rendre particulièrement heureux soit dit en passant…). Il passe donc ses week-ends à la suivre de galeries en boutiques hors de prix. Une sorte de piège social, ses amis auront beau lui mettre sous le nez l’invraisemblance de cette relation, il s’entête et veut « faire bonne figure ».
3674Un jour alors qu’elle le charge de réserver un resto pour un diner au sommet avec son patron, il échoue lamentablement à avoir une table, et quand il arrive enfin à résoudre le tout, à la rejoindre, à marcher vers cette soirée… Ils croisent une jeune fille en sang au sol. Il la ramasse et tente de la sauver, abandonnant sa copine sur place – furieuse et hurlant qu’il peut oublier leur fiançailles. Lui-même n’est pas pleinement conscient de ce qu’il fait, ni de la raison pour laquelle il ressent le besoin de la protéger quelqu’en soit les conséquences. Il la ramène donc chez lui, dans son petit appartement hors de prix, et tente de la soigner.

C’est à partir de là que l’histoire commence réellement ! et quelle histoire ! Je me garderai bien de spoiler quoi que ce soit… Je dirai juste qu’à partir de là le monde bascule et le Londres qui constitue sa vie l’engloutie, le laisse tomber dans ses fissures… Qui sait s’il en reviendra ?

J’aime énormément ce roman, je ne suis pas une urbaine, clairement, et il transcrit bien mes ressentis de mes séjours à Paris ou à Londres : l’impression diffuse que je vais disparaitre, devenir invisible au milieu de tous ces gens. Ces métropoles cachent bien trop de choses, trop de choses indifférentes à tous mais qui ouvrent un univers (presque) parallèle. Qui donc connait ces réseaux ? Ces lieux mystères ? Au fil de l’Histoire et de leur construction tellement de choses ont sombré dans l’oubli.
C’est une métaphore, bien sûr, mais même au premier degré l’histoire est très prenante (mi-fantasy, mi-cyberpunk) ! C’est passionnant de bout en bout, on tremble pour notre héros, on espère une chose puis son contraire… J’aurai adoré lire ce livre plus jeune, j’y aurais sans doute trouvé des réponses que je cherchais, mais aujourd’hui ce livre gagne aisément sa place dans mes préférés.
Comme toujours Gaiman nous entraîne avec lui et fait ce qu’il veut de nous, mais c’est avec plaisir que je m’en remets à lui !

8730Les illustrations de Chris Riddell collent parfaitement à l’univers, très expressifs, au crayon, avec pleins de traits partout. Elles fourmillent de détails, de textures, de « secrets » et ainsi complètent très bien le background du roman : on sent que mille autres histoires s’entremêlent et ne demandent qu’un narrateur pour exister au grand jour. Ces images encadrent le texte ici et là, mais prennent aussi le temps à la fin des chapitres de nous offrir des pleines pages vraiment superbes !
Bien sûr l’édition a énormément joué dans ce coup de foudre : Headline nous offre encore une fois un hardback magnifique, solide et soignée, un peu plus petite que certains autres tomes comme The View from the Cheap Seat ou Good Omens, mais pas de soucis le dos est tout à fait raccord et s’intègre bien dans la collection.
Soyons honnêtes, je la cherchais : une nouvelle édition qui me permet de compléter ma collection, ça tombait bien.

Désolée pour mon ignorance de l’édition française, mais j’aurai toujours le plaisir de lire la version originale quand je le peux, beaucoup plus belles et soignées, et d’éviter les versions poches toute souples, qui souffrent trop pour survivre à de nombreuses relectures…

J’ai acheté ce volume à « Forbidden Planet » avec un ami et il m’a suivi un bon moment, un peu comme un doudou, un souvenir d’un magnifique moment à chiner des livres (et à craquer pour du neuf quand même…) au coeur de Londres.

Pour y jeter un oeil chez Headline : https://www.headline.co.uk/books/detail.page?isbn=9781472228413
En version française : http://www.jailu.com/peoples_detail.cfm?ID=67911

Notons simplement que ce livre a été écrit après les épisodes de la série (BBC 1996), je n’ai pas encore pu jeter un oeil au roman graphique qui en a été tiré…

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4 réflexions au sujet de « Neverwhere (Neil Gaiman) »

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