Aux portes de l’enfer

Il s’agit d’un recueil d’histoires de fantômes de la chine médiévale traduit par Jacques Dars (d’auteurs très divers) paru chez Picquier poche (en 1997).

Cela peut paraitre assez étrange. Je l’avoue.
Mais il y a dans ce petit livre de bons frissons !

On enchaine les histoires de revenants, d’esprits, de zombies… de tout ce que le monde des morts peut nous fournir d’êtres improbables. On rencontre aussi bien des généraux que des paysannes, des ministres que des chevaliers errants, on a en filigrane un portrait de la société de l’époque qui sonne juste (même si je ne suis pas du tout experte de cette période…).

Ils ne sont pas tous néfastes, certains réclament de simples services, d’autres se vengent… d’autres encore ne cherchent qu’un peu d’affection.

Souvent leurs actes (même avec les meilleures attentions du monde) se transforment en catastrophe ou en massacre, avouons le ! Malgré tout certains sont suffisamment attentifs et attentionnés pour s’en sortir relativement indemne… au prix d’une bonne frayeur.
Mais la diversité (bien que tout date à peu près de la même époque…) fait qu’on ne se lasse pas et que les nouvelles s’enchainent à merveille.

Le texte aurait pu être écrit il y a quelques mois, ça ne changerait rien ! La traduction est excellente, fluide et agréable.
Chaque épisode est très court : entre 1 et 5 pages. Elles n’ont pas d’ordres précis et peuvent être piochée comme bons nous semble. J’ai été un peu déçue par la brièveté de certaines : on aimerait que l’ambiance prennent plus de place, que l’univers soit plus riche. Beaucoup des personnages évoqués ne sont que des noms desquels on ne sait rien d’autre que leur aventure fantomatique. Si on peut s’en contenter et si ça ne gâche en rien la lecture suivie, ma curiosité en demandait d’avantage.

C’est un format poche, rien d’exceptionnel de ce coté là. La couverture est simple mais efficace. Pareil pour la typographie et le chapitrage. On a quelques pages en plus pour aérer le tout, ce qui est bienvenu.

Le travail éditorial n’a rien de fou mais supporte bien le texte, on ne lui en demande finalement pas plus !

Je me plaignais il y a peu (dans cet article ci) du manque de littérature chinoise dans ma bibliothèque, et cet ouvrage a été un super plaisir ! J’ai été assez surprise de me rendre compte que des histoires si anciennes faisaient si fortement partie de notre « culture ». Finalement de nombreux éléments font désormais partie de notre « pot commun », et beaucoup de ces histoires m’ont semblé familières. Elles sont à la limite de notre « habitude ».

Ce livre est à retrouver ici.

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