Zalim, Carina Rozenfeld (2016)

scrineo-zalim-rozenfeldIl s’agit d’un roman « young adult » paru chez scrineo, d’ailleurs je les remercie pour ce partenariat (par le forum livraddict) !!! C’est le premier tome de la série.

Nous suivons les deux princesses d’Arensdaal ainsi que la nouvelle fiancé du roi, visiblement d’inspiration médiévale, au milieux d’une guerre dont on ignore tout au départ. Nous ne savons pas vraiment pourquoi les royaumes s’opposent… mais nous savons que la capitale est menacée et que les armées sont proches, toutes proches !

Elles vont chacune évoluer, et nous allons en découvrir beaucoup sur elles.

Nous suivons également le premier ministre : Ederinn Maley, qui joue un rôle de premier ordre dans la gestion du pays. Il a la force du héros mais sait rester à sa place… mais j’y reviendrai !

Au fil du roman nous suivons les évolutions de cette guerre. Elle repose en grande partie sur la figure du monstre (qui est en couverture !) : il viendrait défendre le royaume lorsque celui ci est menacé. Nous apprenons rapidement qu’il s’agit en vérité d’un démon qui agit depuis un hôte humain, qu’il choisi à sa convenance sans trop tenir compte des choix humains.

Au début, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, je ne sais pas vraiment pourquoi… Peut être parce que j’avais l’impression que les noms propres n’étaient pas très originaux, pour ne prendre qu’un seul exemple : Ellinor (ancienne reine du royaume) me rappelait Elinor, la tante de Mggie dans la série Sang D’Encre.

Finalement ces personnages sont la force de cette histoire !

Ils sont tous très différents, par leurs physiques (une princesse blanche, une pleine de taches de rousseur et une noire par exemple), comme par leurs personnalités.

J’aime beaucoup les histoires d’amour qui sont évoquées avec beaucoup de délicatesse, qu’elles soient hétéro ou homo sexuelles, sans jamais tomber dans la niaiserie. Ce qui dans un roman ado fait plaisir à lire !

Les princesses sont assez clichés : belles, futiles mais désireuses d’être utiles… mais elles ont une belle évolution au fil du roman ce qui fait vraiment plaisir à lire. Elles se révèlent, deviennent « femmes », que ce soit dans leur sentiments intimes ou dans leur choix. On oublie assez vite les bals qui deviennent un simple évènement dans leur vie.

Le premier ministre également est plus complexe qu’il n’en a l’air aux cours des premiers chapitres. Je ne vais pas en dire plus pour ne spoiler personne, mais j’ai véritablement apprécié son rôle dans la politique du royaume, sa complicité avec les princesses : sans lui les évènements prendraient une tournure bien plus tragique.

Les humains ont plus d’importance que la politique : ce que l’on sait sur la guerre passe par les yeux d’un soldat. Nous le suivons dans son quotidien au camp, dans sa peur, dans ses espoirs… et dans ses souffrances. Ces chapitres sont très bien dosés pour moi. Comme il est dans le camp « Rakeshin » qui attaque les autres personnages ; j’ai trouvé fort qu’on se place parfois de son point de vue.  Au front nous suivons également une infirmière qui fait son possible pour laisser le moins de morts possibles derrière elle. Il m’a semblé que cette figure était fondamentale dans cet univers.

La guerre semble totalement absurde : dans les deux camps ce sont des humains, ni parfaitement bons ni méchants, qui se retrouvent embarqués dans cette histoire centenaire sans trop voir eu le choix. Cette vision m’a plu.

Les espoirs de paix qui sont évoqués de tous les cotés laissent pressentir une belle suite pour ces royaumes… si tant est qu’ils parviennent à s’entendre…

Je n’ai pas accroché à toutes les images employées mais le style est très fluide et une fois qu’on est rentré dans l’histoire elle se lit très vite et sans accro. La fin est en suspens, si ça nous fait attendre le tome 2 je trouve tout de même ça dommage. J’aime bien avoir l’intégralité d’une histoire et avoir eu des réponses quand je referme un ouvrage…

Du coté de l’édition elle -même je n’ai rien à redire nous avons un bel objet. La couverture est vraiment belle (réalisée par Benjamin Carré), même si je trouve qu’elle en révèle beaucoup sur l’intrigue…

Il est à retrouver par ici !

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