Poèmes à Lou, Apollinaire (1947)

Apollinaire est un poète français (né polonais à Rome…) du début du XXème siècle.

Il grandit dans le sud de la France, puis il voyage et a de nombreuses liaisons.

apollinaireIl s’engage en 1914 et est envoyé au front en 1915. Il tombe amoureux de Lou et lui écrit quotidiennement des lettres et des poèmes où il parle de ses sentiments, du manque engendré par le front et aussi de l’horreur de la guerre à laquelle il est confronté. Nous sommes au plus près de sa vie quotidienne, on entre dans son intimité même érotique. On sent sa souffrance quotidienne bien qu’il parte optimiste et qu’il affirme se battre pour le bien de ceux qui sont à l’arrière.

Ce recueil de poèmes est constitué après (longtemps après ) la mort de l’auteur qui disparait en 1918. L’ordre suit la chronologie de l’écriture (en théorie).

Chaque texte nous parle d’amour : l’amour pour le corps de la femme, pour le souvenir du temps passé ensemble, mais aussi combat pour l’amour : le sel moyen de pouvoir exprimer cet amour dans un monde en paix semble être de gagner la guerre. Ce qui parait naturel pour quelqu’un sui se retrouve dans les tranchées.
Il nous offre des poèmes très sensibles, touchant sur le manque de l’autre. Il ne fait qu’évoquer ses conditions de vie : elles sont atroces, nous le sentons dans les détails qui ponctuent de loin en loin ces poèmes.
La mort prend une place de plus en plus importante au fil de l’ouvrage : elle devient omniprésente, étouffante et évidente. En effet il sera blessé à la tête par un éclat d’obus et mourra en 1918.

Ce recueil est très touchant  c’est l’amour fou ! Il tient le coup en s’accrochant à un sentiment explosif, dominateur, absolu. Il dissèque ses sentiments touchant à quelque chose d’extrêmement fort dans la nature humaine : on aime et on meurt, voila nos vies… Apres tout quelle meilleure manière de tenir tête à la mort que de bruler d’amour ?
Les images me parlent, elles sont « simples » se basant sur des éléments quotidiens : tout le monde peut s’y retrouver et voir les images évoquées.
Il est reconnu par les surréalistes comme leur précurseur, il est un des emblèmes de la poésie moderne notamment pour ses calligrammes. S’il n’invente pas le genre il en est un grand vulgarisateur.

Pour ce qui est de l’édition : je possède ce livre chez Gallimard Poésie. Je ne recommande pas cette version : encre a bavé, la typo est pixellisée… je ne sais pas ce qui a bien pu se passer d’habitude cette collection sans être exceptionnelle est lisible. Les réimpressions sont peut-être meilleures…

 

Je parle de ce livre dans le cadre de l’ABC Challenge 2017, j’en suis là :
lu : 1/26 A
genres : 1/5 ( poésie)
pages : 247/5000

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