Le vent les a ôtés, Séguier (2014)

 

couv68541570J’ai reçu ce livre en partenariat avec l’édition « la Compagnie Littéraire » que je remercie très fort pour cet envoi !

Avant d’aller plus loin : l’auteur était typographe. Ca peut paraitre anecdotique… mais non. Déjà parce que je trouve que cela apporte un autre éclairage pour quelqu’un qui écrit des livres (double sens haha)! et parce que l’auteur y fait référence à de nombreuses reprise.

Ce livre nous raconte les rencontres (comme l’indique le sous-titre !) de Séguier  avec différentes personnes qui ont été importants pour lui : en majorité des écrivains, des penseurs, et un escalier (j’aime les escaliers), notons entre autre Marcel Pagnol, Georges Brassens ou Paul Guimard.

Chaque rencontre est habitée, on sent sa « réalité », un contact entre deux êtres pensants qui tentent de communiquer (et pour ceux qui nous sont présentés qui y parviennent). J’aime que chacun ait une importance différente dans la vie de l’auteur : le cortège s’ouvre sur un professeur qui lit un de ses poèmes d’enfant et l’encourage. La figure professorale revient plusieurs fois : il nommera « maître » André Néher ou Frédéric Juliot-Curie par exemple. Chaque individu a bien sûr sa propre « matière » lui apportant ce qui lui est particulier, sur la judéité ou la forme littéraire, la douceur humaine ou l’approche politique des études.

Ces rencontres se font dans des lieux qui à leur tour ont de belles pages : Montpellier, ville de l’auteur, est aimée profondément ; Israël y est décrit comme un lieu hautement spirituel jusque dans le vent qui le parcourt. Certains ne sont pas beaux mais « symboliques » comme le hall du Georges V qui ouvre le bal, lieu de la sélection, d’un monde parallèle et artistiquement branché. L’auteur passe de l’un à l’autre posant toujours un regard amusé et positif sur ce (et ceux) qui l’entourent.

Il est très peu question de politique dans ce livre, ce qui est surprenant vu l’engagement de l’auteur. On croise un maire de Montpellier mais c’est surtout le Rassemblement pour la Paix où l’auteur est représentant des Jeunesses Communistes de Montpellier. La rencontre « avec un copain » qu’est Juliot-Curie m’a beaucoup touchée, l’amour franc pour le savoir qui s’en dégage me semble fondamental. Quand il appelle l’auteur à reprendre ses études pour que leur pensée politique triomphe, ils doivent être les meilleurs, sa sincérité est évidente.

Je suis toute fois un peu partagée sur cet ouvrage. Le regard de l’auteur me plait, l’importance qu’il accorde à ses amis, l’évocation délicate de sa femme ici ou là. Cependant j’ai eu du mal avec son écriture : elle m’a paru un peu lourde, parfois engoncée dans des phrases longues qui s’entortillent autour de leurs personnages. Heureusement petit à petit je m’y suis habituée.

Cela n’a pas été un frein pour moi au final j’ai lu très rapidement ce livre. Chaque rencontre est un chapitre ce qui permet de picorer en fonction de la personne avec qui nous désirons passer un peu de temps.

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3 réflexions au sujet de « Le vent les a ôtés, Séguier (2014) »

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