Lysistrata, Aristophane (411)

 

couv28485764.gifIl s’agit d’une pièce nous racontant ce qu’il se passerait si les femmes prenaient le capitole, faisant la grève du sexe et ce jusqu’à ce que les hommes arrêtent de faire la guerre (contre Sparte où la même stratégie est mise en oeuvre). Elles se réunissent au capitole et discutent avec les hommes qui viennent récupérer leurs épouses. ou du moins ils essaient.

On est face à une pièce vraiment drôle (et pourtant je suis assez peu sensible aux comédies) le mélange de blagues potaches et de réflexions politiques m’a plu.

Il est rare d’avoir des pièces et encore plus des pièces comique, complètes de cette époque, autant en profiter ! On est juste après les défaites de l’expédition en Siciles (415-413) et Athene est sous la menace de Sparte. Il était donc délicat de faire rire avec ces sujets… c’est pourquoi Aristophane donne la parole à celles qui se taisent d’ordinaire ! La société ne demandait pas l’avis des femmes sui se devait d’être obéissantes à leurs maris et donc à leurs décisions pour la cité aussi. On retrouve ici un ancrage très fort dans le quotidien, notamment par les taches quotidiennes qui reviennent aux femmes et qui les inquiètent : l’une d’elle est très inquiète d’avoir laissé son fils à son mari, persuadée qu’il ne saura pas quoi faire… Crainte qui est confirmé un peu plus loin. Les hommes même se rendent compte de leurs incapacités quand ils viennent chercher leurs compagne. La grève du sexe est le principal levier de cette « révolte » mais pas le seul. Qu’à cette époque on soulève la question du pouvoir effectif des femmes sur l’administration de la cité m’intéresse. c’est un sujet délicat et je ne pense pas que ce soit par l’attrait de leurs petits culs qu’elles peuvent l’exercer, mais on retrouve de jolies réflexions, comme la comparaison de la gestion du foyer privé et du foyer de la Cité. il en résulte une oeuvre souriante, rapide, et très accessible (pour peu qu’on soit tolérant au blagues en dessous de la ceinture).

Publicités

4 réflexions au sujet de « Lysistrata, Aristophane (411) »

  1. De la place des femmes et de leurs valeurs dans la société ! Dire que c’est le problème depuis l’antiquité et que les acquis récents sont remis en cause par les extrémistes religieux.
    Les humains se font toujours la guerre et ne respectent toujours pas les femmes. Lire que c’est une constante depuis les premiers siècles est ce rassurant ?

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s