Vies des douze césars, Suétone

 

Suétone, suétone suétone…

La plus grande commère de l’empire ?

a foi ça me semble bien possible. La seule suffisamment rigoureuse du moins pour consigner ses commérages et nous les faire parvenir !

Je viens d’achever ma lecture des vies des Douze Césars, et ce n’est pas une mince affaire : il y a beaucoup à lire et le style n’est pas toujours des plus fluide malgré les efforts des traducteurs. Cependant ce qui maintient en haleine ce sont les ragots : qui couche avec qui, qui assassine qui, etc.

VSD d’autrefois !

TOUT Y EST : intrigues, secrets, rumeurs… avec toute fois plus de parricides, de viols, de mise à sac de régions entières…

On suit donc la vie de chacun des Césars (dans l’ordre César (Jules), Auguste, Caligula, Tibère, Claude, Néron, Galba, Othon, Vitellius, Vespasien, Titus, Domitien) dans le détail, de leur naissance à leur mort. Suétone travaillant un temps aux archives de Rome il a pu se fournir en informations dans les textes officiels et les correspondances privées.

Pour les 6 premiers (le plus connus) on a une belle gradation dans la folie : au départ nobles et conquérants (en gros) ils sont de plus en plus abjectes et lâches, pour finir complètement fous. On passe d’un chef militaires certes pas très fidèle et prompte à l’assassinat ; à de la pédophilie et des massacres sans véritables raisons. Bon certes.

Mais l’écriture de l’auteur prête toujours à sourire même dans l’horreur et ses descriptions physique si elles sont véridiques (et je me permets d’en DOUTER) sont vraiment tordantes. Imaginer ces exemples de puissances en nabots laids et torves me laisse une impression pour le moins inoubliable.
Les 6 suivants sont un peu plus « sains » d’esprits… mais ils se succèdent également extrêmement vite, étant évincés (et effacés de la surface de la terre) à très grande vitesse.

Je comprends que mes professeurs de latin aient laissé de coté cet ouvrage : je les vois mal parler empoisonnement familiaux et viol en pleine rue à des secondes. Cependant cette vision fait « plaisir » et nous sort de l’idéalisation bon enfant de l’antiquité. Le pouvoir rend fou, sur des générations il circule de plus en plus vite dans un cercle très fermé où chacun est prêt a tout pout être en tête de liste. TOUT.

J’aime ces récit historique d’époque : même si l’auteur n’est pas contemporain de tout ce qu’il raconte (il était adolescent sous Domitien) il reste dans l’ère correspondant. On sent son implication. Si certains moment sont magnifiés et/ou romancés, l’ensemble respire la vérité. Je me suis vraiment sentie plongée dans cette époque, je serai curieuse de lire les équivalents chez Tacite pour comparer. L’ambiance en semble très différente, un peu moins commère de coiffeur.

Cependant j’ai été contente de croiser des évènements relatés également par Monmouth dans son Histoire des rois de Bretagne (j’en parle par ici) : si tous deux sont connus pour les exagérations, voir qu’ils ne se contredisent pas fait plaisir !

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